Titre original : Diario de un killer sentimental
Traduction par Jeanne Peyras
(Éditions Métailié, 2002)
Romancier de renom, - on lui doit un des plus beaux livre de la littérature, Le vieux qui lisait des romans d'amour - le Chilien Luis Sepúlveda était aussi auteur de littérature jeunesse, chroniqueur et nouvelliste. Ce livre propose trois récits courts : Journal d'un tueur sentimental, Hot line et Yacaré, trois variations teintées d'ironie de récit noir. Dans le premier, le narrateur est un tueur à gage soucieux de professionnalisme mais que l'amour perturbe...
On notera que dans Yacaré, dont le sujet est un trafic de peaux de crocodile, on retrouve les thèmes qui sont chers à l'auteur : la défense de la nature et des peuples autochtones. Les yacarés sont une variété brésilienne de crocodile. Luis Sepúlveda, en 1978, avait partagé la vie des Indiens shuars et il avait milité avec Greenpeace de 1982 a 1987.
"La journée avait mal commencé et tard, j'avais atterri à Madrid à 6h30, il faisait très chaud et sur le chemin de l'hôtel Palace le taxi s'était obstiné à me faire une conférence sur la Coupe d'Europe de football. J'avais eu envie de lui poser le canon d'un 45 sur la nuque pour qu'il ferme sa gueule, mais je n'avais pas ça sur moi et un professionnel ne fait pas d'histoires avec un crétin, même un taxi."
![]() |
| Gravure illustrant l' Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil, de Jean de Léry : Famille d'Amérindiens du Brésil. 1611. |
